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Enjeux de l'actualité

La Grèce a-t-elle troqué sa souveraineté pour sa survie économique?

Il y a plus de deux semaines, au terme de négociations très serrées portant sur le sauvetage de la Grèce, les ministres des Finances de la zone euro ont abouti à un plan qualifié d’historique. La partie est loin d’avoir été facile : les pays bailleurs de fonds avaient leurs réticences et leurs exigences, si bien que la Grèce a accepté ni plus ni moins que la mise sous tutelle de sa politique budgétaire. Peu importe, pour les négociateurs grecs, le temps pressait, leur pays était à quelques semaines seulement d’une faillite quasi-assurée et l’offre sur la table était loin d’être négligeable.

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Le miracle truc ou l'incroyable ascension d'un nouveau tigre économique!

Lorsqu’on entend parler de puissances économiques émergentes, les noms qui reviennent régulièrement sont ceux du groupe communément appelé BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Or, un nom risque de s’ajouter –et s’imposer davantage-  dans cette liste : il s’agit de la Turquie. En effet, ce pays fait de plus en plus les manchettes, non seulement  pour ses attraits touristiques, mais bel et bien pour ses prouesses et succès économiques. Il faut dire qu’en une dizaine d’années à peine, la Turquie est passée d’une économie très marginale et peu compétitive à celle d’une puissance en émergence, la quinzième au niveau mondial. C’est tout juste derrière le Canada et bien en avant de pays comme l’Afrique du Sud, la Norvège, les Pays-Bas. Ce bond extraordinaire, pour ne pas dire ce miracle économique, lui a d’ailleurs valu le titre emblématique de « Tigre économique » à l’image des tigres asiatiques, comme la Malaisie ou l’Indonésie. À tel point que le réputé magazine britannique « The Economist » l’a surnommée dans une livraison parue en 2010, « la Chine de l’Europe ».

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Discours économique de Marine Le Pen : l’art de pêcher des deux côtés de la chaloupe!

Pendant la douceur et l’allégresse des vacances de Noël, ni N. Sarkozy ni F. Hollande -principales têtes d’affiche des prochaines présidentielles en France-  ni Marine Le Pen elle-même, ne pensaient qu’à la mi-janvier, à moins de quatre mois du premier tour des élections présidentielles, près du tiers des Français adhèreraient aux idées du Front national (FN), une hausse de 9 points par rapport à la même date l’an passé. À première vue, on pourrait croire à une certaine saute d’humeur des cousins français ou encore à une espèce d’envolée irrésistible du discours sur l’immigration et l’identité nationale,  chevaux de bataille traditionnels du FN. Les cyniques auraient même pu imaginer un contrecoup pour faire concurrence aux primaires américaines. Il n’en est rien, c’est surtout grâce au discours économique très habile de Mme Le Pen que le FN réussit à marquer des points, même si le programme économique pour supporter ce discours est loin d’être clair et cohérent.

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Bilan économique de l'année : un long et sombre automne européen

D’un point de vue d’économiste, certaines années sont assez généreuses et fastes en événements marquants et dossiers qui retiennent l’attention, à un point tel que l’exercice de choisir devient très difficile, voire déchirant. Le moins qu’on puisse dire est que l’année 2011 n’en fut pas une. En fait, si l’année politique a été monopolisée par le printemps arabe, l’année économique fut marquée par l’automne européen et la crise des dettes souveraines. Une crise qui aura été lourde de conséquences sur tous les plans, économique, politique et social, et pour tout le monde, citoyens, entreprises et élites politiques.

Août 2011 : un revirement spectaculaire

Soudain, moins de trois semaines plus tard, la situation de blocage politique aux États-Unis est venue tout bousculer. En effet, l’impasse politique entourant les négociations entre républicains et démocrates au sujet du relèvement du plafond de la dette publique s’est soldée par la première décote de l’histoire américaine et la perte de la très symbolique cote « triple A » sur les obligations américaines. Cette situation a plongé les marchés dans la peur, la volatilité et la panique, provoquant de pertes considérables en terme de capitalisation : en moins d’une semaine seulement, le Dow Jones a perdu près de 15% par rapport à son niveau atteint au mois de mai.

Du coup, M. Carney a changé complètement de discours et, devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes le 19 août, il estimait à présent que « les forts vents contraires extérieurs auxquels la Banque faisait référence depuis longtemps soufflaient maintenant plus fort […] et que « en grande partie sous l’effet de ces facteurs externes, les données canadiennes récentes laissaient présager une croissance minimale ou légèrement négative au deuxième trimestre ». C’est un revirement de situation extraordinaire en si peu de temps, mais très compréhensible vu les sombres perspectives attendues en Europe.

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Sommet européen : l'heure des choix pour le tandem Sarkozy-Merkel!

Le sommet européen des 8 et 9 décembre prochains marquera certainement une étape importante dans l’avenir de la zone euro qui est littéralement paralysée par la crise des dettes souveraines. On verra alors quelles solutions seront privilégiées par les leaders politiques européens dans les semaines à venir. En attendant, les marchés ne cessent d’envoyer des messages de plus en plus insistants à propos de l’urgence d’agir.

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Crise des dettes souveraines : Au-delà des changements politiques!

Depuis quelques semaines seulement, nous avons assisté à trois changements de gouvernements dans la zone euro. Tour à tour, George Papandréou, Sylvio Berlusconi et maintenant José Luis Rodriguez Zapatero, ont dû quitter leurs fonctions, faute de résultats concrets pour leurs populations respectives. La question se pose alors : dans le contexte actuel de la crise euro et de la fragilité de leurs économies, les remplaçants peuvent-ils faire mieux? Peut-être, mais  à court terme, l’équation des choix déchirants demeurera la même!

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Crise dans la zone euro : l’escale italienne ou quand le populisme ne suffit plus!


À peine une semaine après le sommet du G20 de Cannes,  M. Sylvio Berlusconi, personnage politique controversé et quasi mythique en Italie, quitte le pouvoir maintenant que le plan de réformes budgétaires a été adopté.  Abandonné par ses principaux alliés politiques, autant en Italie qu’en Europe,  le « cavaliere » ne pouvait décidemment plus continuer. D’autant plus que le coup de grâce est venu cette fois-ci d’un adversaire redoutable : les marchés.

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G20 : Cannes sera-t-il un sommet d'exception?
Le 03 novembre prochain, s’ouvre à Cannes le 6e sommet du G20, une rencontre de deux jours qui réunira les chefs d’État des vingt plus grandes puissances économiques du monde. Ces 20 économies représentent à elles seules, au niveau mondial, plus de 85% du PIB, presqu’autant du commerce international et les deux tiers de la population. Depuis ses débuts, ce forum avait surtout attiré l’attention des observateurs par les mesures de sécurité extraordinaires qui l’entourent (et les coûts qui s’y rattachent), notamment face aux manifestations des groupes altermondialistes. À Cannes, ça sera encore le cas! En effet, dans la foulée des mouvements de protestation des indignés, qu’ils soient de la Puerta del Sol ou de Wall Street, l’aspect sécuritaire sera encore très présent et exigera beaucoup de la part des organisateurs. Mais au-delà de ces aspects de logistique, ce qui retiendra l’attention de nombreux observateurs, ce sont surtout les résultats concrets auxquels le sommet aboutira. Parce que s’il y a une chose à laquelle ce forum nous a habitués jusqu’à maintenant, c’est que malgré les promesses répétées, notamment sur un plus grand contrôle des marchés financiers, les attentes ont souvent dépassé  largement les résultats, et ce, principalement à cause des divisions sur les moyens à déployer par les différents États membres. Si on ajoute le contexte difficile autour de la crise des dettes souveraines qui assaille toute la zone euro, on pourrait parier que  le sommet de Cannes, à cet égard, ne sera  probablement pas un sommet d’exception.
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Occupy Wall Street - Un bilan partagé de la mondialisation

Le mouvement Occupy Wall Street, relativement marginal à ses débuts, prend de l'ampleur en gagnant de plus en plus de groupes, notamment syndicaux, et tend à se propager à plusieurs grandes villes américaines. C'est un phénomène inhabituel et surprenant quand on connaît les traditions américaines en cette matière. À première vue, on serait porté à y voir un courant un peu idéaliste, surtout lorsqu'on voit quelques-uns des slogans anticapitalistes affichés par les manifestants.

Mais, on ne doit pas s'arrêter là, car il y a lieu d'y décoder une sorte d'indignation, l'expression d'un ras-le-bol de nombreuses couches de la société. D'une part, par rapport à la détérioration constante de leur situation économique depuis les années 1980 — malgré les promesses d'une mondialisation heureuse pour tous —, et tout particulièrement depuis la crise de 2008. D'autre part, par rapport à leurs dirigeants politiques, impuissants à exercer un quelconque contrôle sur les marchés, notamment les marchés financiers.

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La crise grecque : un château de cartes qui s'écroule!

Voilà maintenant près de dix ans que la Grèce a rejoint l’union économique monétaire (zone euro) en adoptant la monnaie unique. À l’époque, tout indiquait que cette ambition devait être porteuse de prospérité et d’enrichissement pour les citoyens grecs. Et ça a été le cas, à tout le moins pour quelques années.  En effet, de 2001 à 2007, Le PIB par habitant, corrigé en fonction du pouvoir d’achat (PIB/PPA) en dollars constants de 2000, a fait un bond de plus de 20% pendant qu’en France ou en Allemagne, des économies beaucoup plus prépondérantes que la Grèce, on  a affiché des résultats nettement inférieurs : environ 6% pour la France et un peu plus de 7% pour l’Allemagne. De plus, la Grèce, avec son appartenance à la zone euro, a vu le coût de ses emprunts diminuer puisque la  politique de convergence touchait aussi les taux d’intérêt relatifs aux titres des États membres de la zone. Autrement dit, un investisseur achète des titres grecs à des taux presque similaires à ceux exigés pour des titres allemands : ce n’est pas banal quand on connaît la solidité de l’économie allemande comparée à celle de la Grèce. Le taux de chômage a aussi reculé passant d’environ 10,7% à 8,3%. Cependant, l’éclatement de la crise financière et économique de 2008 vient bousculer tout ce bilan fort positif et surtout, mettre au grand jour les grandes difficultés cachées de la Grèce.

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Tumulte boursier : le jeu politique l'emporte sur la raison économique

Lorsque le président Barack Obama et le président de la Chambre des représentants, John Boehner, ont entamé leurs négociations sur le relèvement du plafond de la dette, ils savaient pertinemment que leurs travaux étaient sous haute surveillance, notamment de la part des marchés et, surtout, de la part des grandes agences de notation telles que Standard & Poor's et Moody's. Il serait d'ailleurs naïf de penser que des décideurs de leur trempe n'auraient pas bénéficié d'une telle attention.

Par contre, gageons qu'ils n'avaient certainement pas prévu une crise de confiance de l'ordre de celle que les marchés ont vécue depuis quelques jours, spécialement ce dernier lundi (noir), et encore moins la rapidité avec laquelle un tel scénario s'est réalisé. Ils pensaient fort probablement que les problèmes européens concernant la dette souveraine étaient si omniprésents qu'ils allaient occulter, auprès des marchés, l'impasse politique à laquelle on assistait à Washington, et que leur bras de fer pouvait continuer sans «grand dérangement».

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